(Per Grazia Ricevuta)

tableaux vivants de l’ouvrage de Michelangelo Merisi da Caravaggio


avec Gaetano Coccia, Francesco O. De Santis,
Antonella Parrella

mise en scène Teatri 35

Une souple draperie et muscles tendus ; des lames, des fruits et l’odeur d’encens.

Les acteurs qui deviennent des accessoiristes, des scénographes, des mannequins du peintre.

Des plumes et des pois suspendus.

Le silence sacré, profané du rithme de la construction.

Les toiles se composent sous les yeux du spectateur impliqué dans une experience mistique et sensorielle.

Caravaggio on l’entend, on le goûte, on le touche, on le respire, on le voit.


La performance sur les Tableaux Vivants “Per Grazia Ricevuta” trouve ses racines dans une longue expérience d’atelier qui met au centre de l’exploration artistique le corps du comédien.

La composition du tableau n’est pas le but; ce qu’on recherche, c’est au contraire, une modalité de travail dont le corps est un simple outil aussi bien qu’une étoffe ou un panier. Le comédien sur la scène réalise des actes sonores bien insérés dans une partition musicale dans laquelle chaque geste devient nécessaire et fonctionnel à l’exécution d’une mécanique, au bon mouvement de l’ engrenage.

Rien n’est laissé au hasard ; chaque élément du spectacle joue son rôle et c’est la musique, en particulier, qui rend dynamique la composition du tableau : les mouvements des corps suivent les mouvements de la musique pendant la construction du tableau et, enfin, lorsque l’image reste figée et le tableau s’achève, les muscles tendus dans l’effort de la rigidité, font passer toute leur énergie, remarquant un changement dans le rythme de la partition musicale.

Dans cette recherche, pour Teatri35, la rencontre avec Caravage a été providentielle : le travail d’atelier inséré sur la scène et transformé en spectacle, a permis aux comédiens d’offrir au public toute l’imperfection des corps qui cherchent, entre lumière et obscurité, la manière la plus juste pour représenter un tableau . Le résultat ne sera pas une copie de Caravage, mais un pudique et vif renvoi au tableaux du peintre italien.

Comme dans les tableaux de Caravage, l’éclat de lumière nous est arrivé “Per Grazia Ricevuta”.